vendredi 23 février 2018

Voyage au Mexique, Jeudi 22 Février 2018, Jour 114, Tepotzotlan, Mexique.


Notre journée de congé n’est pas nécessairement un vrai congé, il y a beaucoup de choses à gérer. Je me bats avec internet rien à faire. Il faut envoyer les blogues durant la nuit. Le jour, les 112 millions de mexicains avec leurs téléphones cellulaires accaparent les ondes.

Jean-Guy remonte lui-même ses freins de camion, le mécano est disparu dans la brume. Les soudeurs sont revenus et les travaux avancent à pas de tortues. J’ai dû servir d’interprète, ces gens ne parlent pas un seul mot d’anglais. Ils doivent faire fabriquer d’autres pièces et revenir demain.

C’est frustrant car le type de réparation qui prendrait 4 heures au Canada, prendra 4 jours au Mexique. Roger Lange et les filles iront faire l’épicerie. Ils reviendront avec de la nourriture et de la bière, mais pas d’eau potable. Le distributeur d’eau du Walmart ne reconnait pas nos bidons, on devra aller chez un dépositaire mexicain. Généralement sur les gros campings, le vendeur d’eau passe. Comme nous sommes que cinq campeurs sur le site, on doit aller chercher notre eau. Enfin l’important c’est la bière.

Je préparerai notre plan de retour aux E.U. Il n’y a pas beaucoup de choses à visiter dans le nord du Mexique et pas nécessairement de campings. C’est le pays des narco trafiquants. C’est aussi un coin plus industrialisé. Il faut quand même planifier notre sortie. Il faudra régulariser notre sortie. Nous devrons faire la paperasse pour sortir les camions et caravanes du Mexique. Nous avons dû laisser une somme d’argent en garantie lors de notre entrée. En sortant, nous récupèrerons cette somme. De retour au Texas, nous devrons effectuer quelques réparations sur les caravanes et se payer un gros steak avec beaucoup de frites.

J’ai révisé la carte des E.U. et préparé une liste des endroits que nous aimerions visiter sur le retour. Il faudra rester au sud le plus longtemps possible. Après trois mois au Mexique, on entrevoit le retour aux E.U. et Canada comme un changement de vie extrême.

Ce sera le retour à la tranquillité, le luxe, pas d’aventures extrêmes, tout fonctionnera comme c’est supposé. Pas de problème d’internet, de banque, d’approvisionnement en nourriture et pièces, l’abondance en tout. Pas de coupure d’électricité pas de chiens qui jappent toute la nuit.

En fait, nous pensons que ce sera tellement platte qu’on aura des problèmes d’adaptation. Demain visite d’une autre partie de Mexico. Jean-Guy restera sur le site en espérant finaliser la réparation de sa caravane.









jeudi 22 février 2018

Voyage au Mexique, Mercredi 21 Février 2018, Jour 113, Tepotzotlan, Mexique.


Aujourd’hui, nous visiterons un petit coin de Mexico, le centre historique. Nous nous y rendrons en SUV avec nos deux chauffeurs. Jean-Guy restera sur le site pour superviser les réparations de son VR. Mexico est une des plus grandes villes du monde, 22 millions d’habitants. On y entre par une autoroute, et comme il y a beaucoup de trafic, ici on superpose les autoroutes.   Les chauffeurs nous laissent dans le centre-ville. Nous débutons nos visites par le Palacio National (Parlement Mexicain). C’est un immense complexe qui a été construit sur le site du palais de Moctezuma II.

Les espagnols ont construit leur ville pardessus la cité de Tenochtitlan, qui comptait à l’époque 300,000 habitants. Le nom de la ville signifiait ‘’aigle avec serpent dans le bec sur cactus’’, c’est l’image que l’on retrouve sur le drapeau mexicain.

Il y a beaucoup de sécurité dans le centre-ville, des policiers, des militaires des gardes de sécurité et tout ce beau monde est armé. On doit s’identifier pour entrer dans le Palacio Nacional, je signe pour le groupe, car trois de nos amigos n’ont pas apporté de pièces d’identité. Nous sommes partis ce matin avec le moins de choses possibles. Pas de sac à dos, pas de portefeuille, un peu d’argent dans des poches sécuritaires. Nous avions la fausse impression que d’être dans une cité aussi populeuse, nous serions submergés des gens et possiblement victimes de pickpockets.

C’est tout le contraire, les rues sont larges et le trafic piétonnier est plus léger que la rue Sainte-Catherine à Montréal. En aucun temps, on ne s’est senti menacé. Bizarrement, on doit laisser son chapeau et une carte d’identité à l’entrée du parlement. Un garde de sécurité en prendront bien soin.

Dans l’escalier principal du parlement, se trouve une immense fresque de l’histoire nationale du Mexique. Et ça se continue sur les murs des corridors. Il y a beaucoup d’écoliers qui visitent l’édifice. Nous nous rendrons ensuite au Temple Mayor, les ruines de la cité indienne qui sont encore visibles et sur lesquelles on a construit Mexico.

Nous jetterons un coup d’œil dans la Catedral Metropolitana, un immense projet débuté en 1573. Comme c’est pendant la messe, on ne s’y attardera pas. On croise deux jolies policières. La place centrale, la Plaza Constitution est la deuxième plus grande place au monde après la Place Rouge à Moscou. Il y flotte un immense drapeau Mexicain.

Nous nous rendrons au Gran Hotel, un des très beaux hôtels dans le monde. Le timing est mauvais, car on y tourne un film à l’entrée. On pourra quand même visiter le foyer intérieur. Les cages des ascenseurs sont en fer forgé et le toit en vitraux.

Nous descendrons la magnifique rue piétonnière, Francisco Madero, toute en terrazo et entourée de belles boutiques de luxe, dont la boutique préférée de Victoria, Forever 21. Ce qui nous amènera à la Torre Latino Americana, le premier gratte-ciel de Mexico. Construit en 1956, il fut longtemps le plus haut édifice du Mexique et de l’Amérique latine. C’est une bâtisse à l’épreuve des tremblements de terre. A l’entrée on y trouve une belle exposition des œuvres de Dali. On se rendra au sommet, 43 étages pour admirer la ville. Comme c’est voisin du Palacio de Bellas Artes (Palais des Beaux-Arts), on a une très belle vue de l’édifice. Pour le reste, la pollution ne nous permet pas de bien voir les volcans qui sont au sud de la ville.  

Nos chauffeurs nous récupèrent sur le coin de la rue, tel que convenu pour se diriger vers le Musée d’Anthropologie. On passe devant le palais d’Hernando Cortes, qui a conquis la ville en 1521. On y fait présentement des réparations et on entre d’immense pièces de bois à dos d’homme. Mexico a des Ecobici, des vélos en locations semblables à nos Bixi, mais moins beaux et en apparence, moins solides.  Le SUV du Président du Mexique nous double. Sa résidence est située dans un bois tout près du musée.

Le musée d’anthropologie sera notre dernière visite de la journée. C’est un superbe musée, probablement le plus beau du genre que j’ai visité. Il possède une grande cour intérieure, avec un toit en béton de 84 mètres de longueur soutenu par un unique pilier de 11 mètres de hauteur. C’est la plus grande structure de béton au monde soutenue par un seul point. C’est très impressionnant, surtout que le pilier de soutien est aussi une fontaine.

Les salles d’expositions sont superbes et bien souvent situées à l’extérieur du musée dans des jardins. Les maquettes sont énormes et très détaillées. Des murs complets de temples ont été réinstallés dans le musée. C’est de loin la plus belle collection du Mexique. C’est le plus beau musée visité à date dans le voyage.

De retour au camping, on constate l’ampleur des travaux des soudeurs mexicains, pour solidifier l’attache de la caravane de Jean-Guy. C’est une installation fort astucieuse, à partir de bout de bois et de métal pour stabiliser l’attache afin de la souder. Une méchante Tour de Babel, mais ça fonctionne. Les travaux prennent beaucoup de temps, mais généralement les coûts sont modiques.

Nous avons passé une très belle journée, deux heures pour se rendre au centre-ville, une heure pour revenir. C’est la plus grande ville visitée à vie. C’est une très belle ville, avec une belle architecture, de beaux et nombreux monuments, une histoire, au moins 85 musées, une variété de restaurants, de beaux et luxueux magasins, et un excellent transport en commun.

Il y a de la pollution, mais avec le temps, des véhicules moins polluants, et électriques, les vélos, on viendra à bout de ce problème. On n’a fait que passer, mais on a vite réalisé qu’on pourrait passer des semaines très agréables à explorer cette cité.

Demain congé, on reviendra vendredi, visiter un autre coin de la ville.