vendredi 29 juillet 2016

Voyage au Québec, Mardi 5 juillet 2016, Jour 14, Oujé-Bougoumou

Oujé-Bougoumou signifie ‘’le lieu ou, se rassemble les gens’’. 750 personnes y vivent. Pendant 50 ans les cris ont été contraints de déménager à 7 reprises pour faire place aux activités minières. Oujé-Bougoumou, c’est le neuvième village cri, le dernier né et de loin le plus moderne.  Il a été conçu par l’architecte Douglas Cardinal, un indien de l’ouest canadien qui est à l’origine du Musée de l’Histoire de Gatineau.
Le village a gagné un prix de l’UNESCO pour son architecture traditionnelle et sa construction qui respecte plusieurs critères de développement durable. 43% de sa population à moins de 20 ans. Par contre, on ne voit pas beaucoup de gens dans le village et peu d’enfants. Les gens travaillent dans les grandes bâtisses et le village est un peu le quartier général de la nation cri. On y trouve aussi un gros poste de police et un palais de justice.
Il y a une énorme maison longue, l’Institut culturel cri Aanischaaukamiikw. C’est à la fois un musée, des archives, une bibliothèque, un centre d’enseignement, un centre culturel et un carrefour virtuel conçu pour un haut degré d’interactivité.
On y trouve aussi une auberge moderne et un petit village culturel cri ou il y a de petites huttes traditionnelles (sweat huts). Nous serons les seuls visiteurs au musée. Nous aurons une charmante et particulièrement jolie guide de père cri et de mère algonquine. Elle est très allumée, instruite, fière et connait particulièrement bien son histoire. Les indiens respectent énormément les ainés et pour ces derniers la visite du musée est gratuite.
Oujé-Bougoumou est un village modèle pour la nation cri. C’est beau, riche, hautement technologique et très peu utilisé. Ils reçoivent énormément de redevances des compagnies minières, possèdent leur propre compagnie d’aviation et de transport routier. Ils ont aussi reçu de bons montants lors de la signature du traité  de la Paix des Braves, signé par Bernard Landry. Le grand chef cri est d’ailleurs un de ses amis personnels. Il a assisté au mariage de Bernard Landry.
Il y a dans le musée, le canot/kayak qui a amené une délégation cri de la Baie-James au quartier-général de l’ONU à New York pour protester contre les traitements qu’on leur infligeait. Cette opération avait reçu une couverture de la presse mondiale, humiliant grandement le Canada.
En conclusion, c’est un superbe village, avec toutes les installations les plus modernes tel le centre sportif avec piscine et patinoire, salle d’entrainement et casse-croute. Il y avait en tout quatre clients sur l’heure du midi.
Les cris sont riches, de plus en plus instruits et politisés. Ils prennent de plus en plus leur place au sein du Canada.
















































1 commentaire:

Pierrôt et Sylvie a dit...

WOW! Superbes ces installations!